"Effectivement, l’anthropocentrisme revient à donner la primauté au Moi.
Le Moi, pour le théocentrisme, c’est justement ce qu’il faut tuer, car
c’est lui qui est à la source de l’erreur, de l’illusion, de la
souffrance, du péché, de la division.«
Tout comme cet univers comporte plusieurs trames de lecture, il y a un moi correspondant à chacune de ces trames :
- il y a le moi immédiat, humain que tout le monde connait, qui tente de trouver (ou de se faire) une place dans cette réalité sensible, et qui est principalement dominé par la peur, et un désir d’absolu le plus souvent mal interprété et l’amenant à vouloir dominer les autres moi, ou du moins à se sentir supérieur d’une façon ou d’une autre
- il y a le moi qui se trouve en arrière plan, dans le subconscient, cad l’ame, c’est en fait (à l’état humain) le meme moi que le précédent mais débarrassé de la »culture" humaine (éducation, orientation, idées toutes faites, limites, désir de dominer, désir de posséder etc...), c’est un moi absolument libre (impression difficile à décrire : quand vous l’etes vous avez une impression de liberté absolue comme si celle ci était tangible). A l’état transcendé, ce Moi est connecté avec le reste de l’Univers (au sens large, visible et invisible) dont il tire sa connaissance, à l’état non transcendé il tire aussi certaines connaissances de l’information générale (les intuitions)
- enfin il y a le véritable Moi, un moi débarrassé de tout artifice, de toute mémoire individuelle, et de toute individualité. C’est le Moi que les religions appellent Dieu, et qu’elles ont tendance à considérer comme au dessus des autres moi, alors que ça en est la substance meme. Ceux qui l’atteignent dans la vie humaine parlent d’un vide rempli d’un potentiel infini