Dommage que votre texte n’a pas attiré l’intérêt qu’il mérite. Avec une trentaine d’articles chaque jour, beaucoup sont peu lu, pas forcement les moins bons. Sur les sujet des Etats-Unis je me suis déjà brûlé les doits et je préfère me taire. On dit toujours les Américains, et en le disant le mépris exprimé n’a pas seulement la politique pour cible, mais inclus souvent le peuple, qui est mal-informé, mal éduqué, inculte et grossière. Il n’y a donc pas de culture américaine, pas de littérature, pas de peinture, pas de musique.
En déplorant l’absence de culture américaine, on ne révèle que sa propre inculture : on ignore Thoreau et Melville, Henry James et Walt Whitman, Faulkner et Dos Passos, Henry Miller et Ernst Hemingway, Fitzgerald et Steinbeck, en peinture Rothko et Hopper, en musique Gershwin et Samuel Barber, Stephen Foster, John Cage et Philip Glas.
J’ai donc la faiblesse de ne pas être anti-américain. Je même eu la témérité d’écrire un article au titre Une amitié France-Etats-Unis, accueilli avec la réserve et la critique qu’il méritait. Je me suis laissé aller au point de suggérer que les Américains ont largement contribué à la libération de la France dans les deux Guerres mondiales, affirmation hasardeuse aussitôt réfutée, bien entendu : c’était les Russes !