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Darkhaiker 13 novembre 2013 17:12
Darkhaiker

Quelle distance parcourue entre l’existentialisme romantique impublié du premier Camus et la maturité poshtume inachevée du Premier Homme. Chacun ses retours aux sources. A celles du monde littéraire, il préféra quant à lui, de toute évidence, des sources sans retour. Merci pour la clarté de la démonstration.


« ...lui comme une lame solitaire et toujours vibrante destinée à être brisée d’un coup et à jamais, une pure passion de vivre affrontée à une mort totale, sentait aujourd’hui la vie, la jeunesse, les êtres lui échapper, sans pouvoir les sauver en rien, et abandonné seulement à l’espoir aveugle que cette force obscure qui pendant tant d’années l’avait soulevé au-dessus des jours, nourri sans mesure, égale aux plus dures des circonstances, lui fournirait aussi, et de la même générosité inlassable qu’elle lui avait donné ses raisons de vivre, des raisons de vieillir et de mourir sans révolte. » (Le Premier Homme)




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