L’affaire Taubira est une aubaine pour La Minute, une presse de bas étage très marginale et peu lue. La « grande » presse en profite cyniquement en exploitant l’outrage avec une indignation hypocrite à but marchand. Se moquer de l’apparence d’une personne est cruel et méprisable, mais les caricaturistes et satiristes le font couramment. Se moquer des traits négroïde de Mme Taubira n’est pas forcement raciste. Si le racisme peut être défini comme une haine ou mépris d’une race, le mépris dans le cas présent, se dirige contre une personne plutôt contre la race. C’est facile et stupide et en même temps contre-productive - du coup Mme Taubira jouit d’un élan de sympathie et popularité.