Excellent, Vraiement très très bon article.
Et c’est la raison pour laquelle on peut dire que « la crise en Occident n’est que conjoncturelle ».
Oui, on pourrait même dire que le monde est en phase d’ajustement permanent mais le risque est réel au niveau financier, la « catastrophe » systémique des banques a été évitée de justesse.
Désormais, le système économique est enrayé, les banques refusent de prendre des risques dans l’économie réelle ce qui conduira à la récession peut-être même à la déflation dans certaines régions du monde.
Les intérets s’accumulent au point qu’il n’est plus question d’années mais de générations pour le remboursement des dettes.
Quant aux « emprunts-remboursements », ils n’auront été
qu’un véhicule de prospérité, i.e. un aller et venir de transfert de
richesses, à l’époque, entre les deux grands versants économiques du
monde.
Cette conclusion, on aurait pu y aboutir pour notre crise actuelle, mais à cause du sauvetage économique du système fiancier, on a fait que repousser le problème, le système bancaire n’a pas été « puni » en fonction des lois qu’il defend mordicus. Rien ne change, pire on doit payer le sauvetage du système au quotidien, c’est un coût qui remet encore plus en question le système sauvé.
Je crains que l’on atteigne pas le consensus que vous décrivez, soit parce que le sauvetage du système financier échoura, soit car il ne sera plus question de « prospérité » dans la phrase.
On n’a pas eu de crise, juste les effets collatéraux, voilà la difference principale avec évènements précédants. Mais d’autres facteurs nouveaux émergent et ils vont beaucoup compter aussi :
- Augmentation des coûts des matières premières
- Augmentation des coûts du transport