On peut comparer la réorganisation de l’Afrique du Sud après l’apartheid à celles de la Russie et de l’Allemagne de l’Est, par exemple, suite
au démantèlement de l’URSS. Bien
entendu, la situation de l’Afrique du Sud reste plus délicate voire explosive
pour des raisons évidentes. Il est certain que des extrémistes restent aux aguets ( A n’en pas douter, il
doit bien exister des émules de Robert Mugabe … ).
Depuis toujours, les lois de l’apartheid ont eu l’effet de pousser les non-Blancs les plus
qualifiés à tenter d’aller exercer en toute liberté leurs talents ailleurs. Beaucoup de Blancs ont quitté le pays avant et
après le début des années 90, souvent par peur. Tout cela affaiblit le pays
économiquement. La disparition de Mandela ne va sans doute pas arranger les
choses dans ce domaine.
Il est difficile de quantifier des qualités. Quoi qu’il en soit, les
indices du Programme des Nations
Unies pour le Développement pour l’Afrique du Sud sont moins bons en 2012 qu’ils
ne l’étaient il y a 20 ans. Il
faut espérer que l’acquisition de nouvelles libertés – mal prises en compte par
l’ IDH – compense la baisse des indices.