« Pauvre » ne veut rien dire du tout. C’est un chiffre issu des statistiques, se basant uniquement sur le salaire. Un salaire de zéro euros par mois est très large pour vivre, si vous touchez par ailleurs des millions d’euros par mois de placement. Les rentiers sont classés parmi les plus « pauvres » de France.
Il faudrait une définition de la misère, et non de la pauvreté. J’en propose une : la misère, c’est de ne pas avoir les moyens de manger à sa faim, de vivre sous un toit salubre, d’accéder à la culture et de pouvoir élever ses enfants correctement. Je n’emploie volontairement pas les mots dignité ou décence, vu que la définition de ces mots dépend de la personne qui les emploie.
Et, avec un RSA de 483€, on peut être totalement dans la misère ou pas du tout. Si vous êtes hébergé gratuitement, qu’un parent vous nourrie, que vous êtes sans enfant, ce RSA permet de partir plusieurs mois par an au soleil. Et si vous êtes endetté jusqu’au coup, et que vous êtes addict à des saloperies de droques/alcool/tabac/jeux d’argent, ce RSA ne vous permet rien du tout.
Il ne faut pas luter contre la pauvreté. Il ne faut pas donner plus d’argent aux pauvres. Il ne faut pas faire baisser les chiffres, qui reflètent ces inégalités contre lesquelles vous vous insurgez. Il faut sortir les gens de la misère. Ce qui signifie gratuité de la nourriture, gratuité du logement, gratuité de la culture, suppression de toutes les aides sociales, qui sont généralement utilisées uniquement pour s’acheter des clopes, au détriment de l’alimentation ou des soins du dernier enfant.
Si vous aviez bossé en tant que caissier, vous sauriez que la majorité des « pauvres » utilisent tout leur fric en alcool et sodas. Et que donner plus d’argent, répartir les richesses, même si ça arrangerait les stats, ça ne changerait rien à la misère des gens.