• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Roungalashinga 17 décembre 2013 11:18
Rounga

Fainéant, va.
Voici quelques remarques que je faisais :
-La phrase du début de l’article est typique de ces affirmations sans preuves dont je parlais. Votre syllogisme se résume à :
 -Tous les partis d’extrême-droite ont en commun un socle idéologique qui repose sur trois pieds : le patriotisme, l’autoritarisme et le racisme (avec une place particulière pour l’antisémitisme).
  -Le FN est un parti d’extrême-droite
 -Donc le FN a comme socle idéologique le patriotisme, l’autoritarisme et le racisme (avec une place particulière pour l’antisémitisme)

Mais ni la mineure, ni la majeure ne sont prouvés. Donc le syllogisme est nul.

-Vous dites que la préférence national affaiblirait les travailleurs en les divisant entre « vrais » et « mauvais » français. C’est totalement faux. La préférence nationale divise la population entre français et non-français. C’est à dire que les travailleurs d’origine immigrée bénéficieraient eux aussi de la préférence nationale. En revanche, ceux qui habitent des pays pauvres n’auraient aucun intérêt à venir en France et resteraient dans leur pays qui a besoin de leurs compétences. Par conséquent, la préférence nationale, alliée à une politique de co-développement, serait la solution la plus avantageuse pour tous les travailleurs, et nivellerait par le haut au lieu de niveller par le bas comme c’est le cas avec la mondialisation.

-Vous qualifiez le projet de retrouver le contrôle des frontières par la maîtrise de l’immigration et des importations de « repli », terme volontairement péjoratif et caricatural. Il semble que pour beaucoup de gens, dont vous, les frontières sont soit toute ouvertes, soit toute fermées. Je vous informe donc qu’il y a des nuances entre les deux, et que la souveraineté ne signifie pas l’autarcie.

-Vous nous dites que ce « repli » serait un « impossible retour en arrière », mais sans expliquer ni pourquoi il serait impossible, ni pourquoi ce serait vers « l’arrière ». Vous démontrez ici à quel point vos présupposés philosophiques sont ceux du libéralisme, notamment l’idée d’inexorabilité d’un Progrès qui serait le sens de l’Histoire. Ainsi, pour vous, tout retour à une situation qui serait comme avant, serait non seulement impossible, mais également contraire au Progrès. Cette assimilation inconsciente des axiomes libéraux éclaire votre incapacité à l’analyser, puis à le combattre, correctement.

-La mondialisation des luttes ouvrières, comme je l’expliquais, est impossible. Les travailleurs sont patriotes en raison des conditions matérielles de leur existence. Ils n’ont pas les moyens de voyager au quatre coins du globe et de développer ainsi une solidarité réelle avec des peuples lointains, avec qui ils ne partagent rien directement. Le combat ouvrier ne peut donc se faire qu’à des échelles locales, dont la nationale, qui est la plus grande possible.

-La mondialisation des acquis sociaux, dans le système actuel, irait forcément au moins-disant social, nivellant tous les autres pays par le bas. C’est pourquoi, tant que nous sommes dans un système libéral mondialisé, c’est le grand patronnat qui souhaite cette harmonisation mondiale, et que souhaiter la même chose qu’eux c’est aller dans leur sens.

Voilà pour l’essentiel.



Palmarès