Laurenzola,
Quant aux musulmans que vous citez souvent dans vos commentaires,
ils
sont l’archétype de l’enfant soumis (comme Philouie), ou de l’enfant
rebelle
(comme Philouie encore, lorsque vous vous attaquez aux
fondamentaux du Coran).
Je crois très profondément que s’inscrit là une équation incontournable
et que les principaux intéressés sont dans l’incapacité de capter ce message.
La
conversion est le point culminant de l’assimilation sectaire. Le converti
épuise ses défenses à réduire la dissonance qui existe entre les normes de sa
vie antérieure et les nouvelles règles qui lui sont proposées. Sa conversion
suppose qu’il consente à un compromis entre son histoire passée et son futur.
La conversion s’appuie sur un pari pour l’adepte. Il s’agit de troquer un passé
douloureux contre un futur chatoyant assorti d’une dépendance corps et âme à
la structure. L’acceptation de ce pari signe le pacte d’engagement définitif
- « sans critique » - envers l’enseignant. Le prosélytisme du disciple sera non seulement
la preuve de sa conviction, mais aussi un instrument de renforcement du lien
et un élément de coercition.
L’endoctrinement apportera une consolidation de la conversion. Elle vise
à éliminer les restes d’esprit critique qui peuvent encore animer le sujet.
L’endoctrinement tend à l’intégration de plus en plus forte de l’individu dans
l’environnement religieux. Plus la responsabilité semble croître au sein de l’environnement, plus les liens de
dépendance se renforcent. La dépendance devient multidirectionnelle non
seulement l’adepte dépend hiérarchiquement de ses supérieurs, mais il dépend
moralement de ses inférieurs, et économiquement, socialement, de la structure.
La religion est un grand pourvoyeur de manifestations mentales qui font s’interroger les spécialiste des maladies neurologiques.