Jaures on peut en parler j’en ai aussi des citations :
En 1892, alors qu’il a déjà trente-deux ans, qu’il est maire-adjoint de Toulouse, ancien député et maître de conférences à la Faculté : « Je n’ai aucun préjugé contre les juifs : j’ai peut-être même des préjugés en leur faveur, car je compte parmi eux, depuis longtemps, des amis excellents qui jettent sans doute pour moi un reflet favorable sur l’ensemble d’Israël. Je n’aime pas les querelles de race, et je me tiens à l’idéal de la révolution française, c’est qu’au fond, il n’y a qu’une seule race : l’humanité (J Jaures La Question Juive)
7 Juin 1898 Tivoli « Et nous, nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre, par la fièvre du gain quand ce n’est pas la fièvre du prophétisme, nous savons bien qu’elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corruption et d’extorsion ». Il précise aussitôt : « Mais nous disons, nous : ce n’est pas la race qu’il faut briser, c’est le mécanisme dont elle se sert, et dont se servent les exploiteurs chrétiens » et il ajoute surtout : « car enfin dans la juiverie comme dans la chrétiennerie, il ya les grands et les petits ». Le prolétariat juif fait ainsi son apparition, les haines de races sont dénoncées au profit de la lutte des classes qui permettra l’utilisation « de toutes les énergies, de toutes les facultés » dans la communauté universelle et fraternelle.
A la fin des années 1890 « Jaurès est alors au premier rang de la bataille contre « la barbarie », « la sauvagerie » de l’antisémitisme, en France comme dans ses colonies. En Algérie, il n’oublie pas les droits de la population arabe, mais il se bat d’abord pour la protection des Juifs victimes des pogromes antisémites, le respect élémentaire des droits de l’homme. L’Affaire lui a fait pleinement prendre conscience des ravages engendrés par le racisme qui divise et fait régresser l’humanité. Cette histoire est mieux connue, je n’y insiste donc pas. Références et citations, paroles et faits seraient innombrables. L’Affaire vaut à Jaurès prestige et reconnaissance générale, au sein du mouvement démocratique et républicain français, à l’étranger, dans l’opinion libérale, mais aussi au sein de l’Internationale socialiste, auprès des milieux juifs, ouvriers ou bourgeois. » (Emmanuel Nacquet et Gilles Manceron)
Il a évolué dans le bon sens Dieudonné lui c’est l’inverse.
Quant à Mitterand, rien à voir avec ce type.