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jack mandon 24 janvier 2014 12:13
jack mandon

A tous

Dans mon petit papier, il s’agissait de mettre en perspective, la vie professionnelle d’un homme, un maître meunier. Respect et poésie pour un artisanat mêlant la beauté de l’ouvrage à l’utilité de s’alimenter. Car enfin, travailler une matière noble, le froment, sous l’action naturelle des vents de la création, dans une charmante demeure ailée au passé somptueux...

Mais voici l’humain soumis à l’évolution du temps et des techniques nouvelles, rapides et plus rentables. C’est une métaphore intemporelle que nous affrontons tous dans un moment de notre vie.

Alphonse Daudet, le créateur de l’histoire, met en scène un homme brave et digne qui, pris de vitesse par le progrès, privé de matière première, va poursuivre sa vocation artisanale avec noblesse.

Il reproduit, dans une gestuelle fidèle et appliquée, tout ce qui fait la beauté de son art, le sens de sa vie d’homme. Par les chemins et la garrigue, il parcourt avec son âne rituellement le trajet initiatique du meunier. Sur le dos de l’âne, maintenant, un sac de sable qui remplace le grain de blé ou la farine moulue. A cette pieuse simulation, il ajoute à toute question polie ou indiscrète : « Je travaille pour l’exportation » Voici un ballet absurde qui entend poursuivre le sens d’une vie..



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