A tous,
Quand j’étais enfant, enfant de coeur
appliqué, dans l’église de mon village...
Après avoir
accompagné le curé François au sommet de la chaire, pour le sermon interminable, je m’asseyais sur
les marches de l’escalier, dissimulé derrière la corniche de noyer sculpté.
Fils d’ébéniste, j’identifiais très tôt les essences précieuses. Les
bruissements du discours se lovaient et se perdaient dans les méandres du
bois bruns et sombres comme la nuit, en accord avec le brouillard de ma conscience anesthésiée.
Les évangiles, et surtout ce que ce
brave curé en faisait, ne m’atteignaient pas.
Si l’onde de choc se produisit, c’est
bien à mon insu et dans un lieu bien mystérieux.