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jack mandon 26 janvier 2014 22:51
jack mandon

Constant,
Le commentateur que vous citez ne faisait pas de fixation.

Alain-Fournier 1886-1914. Le Grand Meaulnes, Parfum d’enfance et chimère d’adolescence

Par Forest Ent (---.---.45.205) 12 mai 2008 15:47

Bonne analyse.

C’est vrai, « le grand Meaulnes » est un chef d’oeuvre, mais qui m’a toujours mis mal à l’aise. C’est comme une fêlure profonde dans le lyrisme académique de l’époque, par exemple de Claudel qui est trois fois sur quatre franchement pompier. Les mémoires de la soeur de l’auteur sont affligeantes de sentimentalisme à deux sous, dégoulinant et vaguement sulpicien, l’expression « pureté de cristal » revenant par exemple à chaque page. Ca aurait pu être le destin de ce livre. Mais la fin, d’une rare cruauté, casse tout. On y ressent fort bien la désillusion dans ce contrepoint entre monde pseudo-merveilleux de l’enfance et renoncements de l’adulte. Seulement, et c’est là que ça me gêne, il n’en ressort rien de vivant : l’auteur a balayé toutes les illusions et laisse quelque chose proche du nihilisme. Il est bien dommage qu’il n’ait pas vécu plus pour en tirer en maturité un message porteur de plus d’espoir. Il reste juste ce témoignage transitoire sur la difficulté de vivre l’aspiration à l’amour.

Par jack mandon (---.---.116.244) 16 mai 2008 01:31

 

@ Forest Ent

Si j’ai choisi de lier la destinée de la chimère antique à celle de l’auteur, c’est qu’un pathos se développe chez Alain-Fournier pour le conduire à sa perte.

Son oeuvre ne peut être que le reflet d’une fin brutale et regrettable.

Votre commentaire intelligent soulève, chez moi, dans un second temps, de nombreuses questions.

Pourquoi vous cachez-vous derrière cette icône ? Elle est étrange.

Merci pour votre intervention

Jack Mandon



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