Constant,
Le commentateur que vous citez ne faisait pas de fixation.
Alain-Fournier 1886-1914. Le Grand Meaulnes, Parfum d’enfance et chimère d’adolescence
Par Forest Ent
(---.---.45.205)
12 mai 2008 15:47
Bonne analyse.
C’est vrai, « le grand Meaulnes » est un chef d’oeuvre, mais qui m’a
toujours mis mal à l’aise. C’est comme une fêlure profonde dans le
lyrisme académique de l’époque, par exemple de Claudel qui est trois
fois sur quatre franchement pompier. Les mémoires de la soeur de
l’auteur sont affligeantes de sentimentalisme à deux sous, dégoulinant
et vaguement sulpicien, l’expression « pureté de cristal » revenant par
exemple à chaque page. Ca aurait pu être le destin de ce livre. Mais la
fin, d’une rare cruauté, casse tout. On y ressent fort bien la
désillusion dans ce contrepoint entre monde pseudo-merveilleux de
l’enfance et renoncements de l’adulte. Seulement, et c’est là que ça me
gêne, il n’en ressort rien de vivant : l’auteur a balayé toutes les
illusions et laisse quelque chose proche du nihilisme. Il est bien
dommage qu’il n’ait pas vécu plus pour en tirer en maturité un message
porteur de plus d’espoir. Il reste juste ce témoignage transitoire sur
la difficulté de vivre l’aspiration à l’amour.
Par jack mandon
(---.---.116.244)
16 mai 2008 01:31
@ Forest Ent
Si j’ai choisi de lier la destinée de la chimère antique à
celle de l’auteur, c’est qu’un pathos se développe chez Alain-Fournier
pour le conduire à sa perte.
Son oeuvre ne peut être que le reflet d’une fin brutale et regrettable.
Votre commentaire intelligent soulève, chez moi, dans un second temps, de nombreuses questions.
Pourquoi vous cachez-vous derrière cette icône ? Elle est étrange.
Merci pour votre intervention
Jack Mandon