Dans
un besoin d’écouter et d’entendre, de regarder et de voir,
d’appréhender.
J’évoquais
cette partie de nous qui tente d’émerger au-dessus des idées
préfabriquées, des injonctions imposées par les modes, les
traditions, les époques, avec toujours cette interrogation sur le
sens et la signification de ce passage furtif, discret, qui un jour,
pour les plus dépourvus d’espérance, s’achève dans la fosse commune
du temps. Au cœur de l’interrogation vient se lover un observateur
plus objectif, qui prend le temps de maîtriser ses émotions,de contrôler ses jugements, pour
répondre et agir. De l’expérience d’Eric Bern, il se nomme
l’Adulte.
Autant que ce qui préside à notre choix sur son autorité sage,
épouse les contours de notre âme.
Enfant
je le préférais, par affinité comportementale, pour l’intensité
de ses émotions et la complexité de sa nature solitaire et
fantasque. Plus tard quand j’appris qu’il avait eu une adolescence
royale, dans les bras de Mme de Warens, qui fut sa mère, sa
préceptrice, son éducatrice et sa maîtresse, je compris qu’il est
recommandé de rester à l’écoute, en éveil, pour saisir sa chance.