Golum, et tous...si nombreux.
La peinture de Millet était populaire
et appréciée pour ses critères sociaux et moraux, moins pour
l’esthétisme. Par ses origines paysannes et ses qualités de
générosité et de probité, il fut aimé. C’était un peintre de
vocation. Il fut fidèle à son milieu social. Son éducation fut
imprégnée par la bible.
La puissance qui se dégage de ses
œuvres en témoigne. D’où la relation que j’établis avec l’univers
des dieux grecs de l’époque antique. Les critiques d’art parlent
d’un peintre réaliste. Je pouffe à peine. Il est réaliste en
politique, c’est à dire traditionaliste et bonapartiste, mais en
art, c’est plus subtile, il est profondément classique dans l’âme
mais avec la sincérité de sa rusticité paysanne.
L’angélus peint plus d’une année
après les glaneuses est prophétique. C’est l’Angélus de Napoléon III, le couple est
profondément recueilli mais aussi très attristé, voire en phase
dépressive.Le rocher de Sisyphe vient de plonger sérieusement dans les abysses.
Passionnant de mesurer les faits
historiques dans une œuvre artistique. Les artistes sont des
visionnaires sincères, surtout Millet, ils ne sont pas dans la stratégie politique.