A tous,
La psychose disent-ils les psychiatres dans l’objectivité froide.
Nous retrouvons Sisyphe, l’acteur magistral qui nous parle de ceux qui souffrent comme lui ...la destinée humaine au risque de l’absurde...
Hélas, le moment crucial, une force au-dessus de lui, le fatum,
l’impénétrable mystère, il met le genou à terre et le roc lui échappe
pour redescendre dans le néant des humains. C’est le mouvement
circulaire, l’expression de la bipolarité d’où émerge la période au
mieux de détente, de relâchement, au pire, de dépression, de chute dans
les ténèbres. Il revient chez les humains avec lesquels il partage
l’apparence.
C’est momentanément la face visible du mythe, insuffisante pour le
cerner dans notre entendement essentiellement linéaire et trop humain.
Puis il reprend sa course ascensionnelle, balancier de Chronos, dans un
présent d’éternité où nous n’entrons que par amour, empathie...au risque de nous perdre.
Et l’orage passe, le mythe s’évanouit.