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Hannibal GENSERIC 15 février 2014 10:24
Hannibal GENSERIC

@ à Tous les commentateurs. Avec mes remerciements, quelle que soit votre réaction, et quel que soit le sujet de mon article, je vois que je soulève beaucoup de polémiques.

Vous constatez donc qu’on m’attaque aussi bien du côté « droite » que « gauche » , les arabistes m’accusent de berbériste ou d’agent de la France, les gaulois d’anti blanc ou anti chrétien, les islamistes de sioniste, les sionistes d’anti sémite.

Comme le disait Philippe le Hardi à son père, roi de France se battant à Poitiers (non contre des Arabes, mais contre les Anglais) « père gardez-vous à droite, père gardez-vous à gauche ».

Pour le plaisir, je vous cite cette anecdote.

Ayant succédé à son père Philippe VI en 1350, Jean II, dit Jean le Bon, règne sur un pays plongé dans la guerre de cent ans contre les Anglais d’Edouard III.

Bien campés sur une hauteur, les 7000 Anglais offrent une résistance acharnée aux 15000 soldats français. Le roi Jean II le Bon, voyant que les affaires tournent mal, renvoie ses trois fils ainés vers l’arrière afin de préserver l’avenir du Royaume. Courageux, il combat aux premiers rangs au côté de son quatrième fils, Philippe, âgé seulement de 14 ans et qui le protège des mauvais coups anglais en lui criant : "Père, gardez-vous à droite ! Père, gardez-vous à gauche !". Bientôt isolé au milieu des troupes anglaises, blessé par deux fois au visage, Jean II n’a d’autre choix que de se rendre au Prince Noir, qui lui fait un accueil chevaleresque.

Emmené à Londres, le roi de France y restera trois ans et demi en captivité. Libéré en 1360 contre une très forte rançon et contre la remise en otages de ses deuxième et troisième fils et de son frère Philippe d’Orléans, Jean II retournera à Londres quand il apprendra l’évasion d’un de ses fils, Louis d’Anjou. N’obéissant qu’à son honneur, il se constituera prisonnier, déclarant que "si la bonne foi était bannie de la terre, elle devait trouver asile dans le coeur des rois". Il mourra à Londres le 8 avril 1364.

Philippe gagne à l’occasion de la bataille de Poitiers son surnom de « Philippe le Hardi ». Pour récompense de son courage, il recevra en apanage le Duché de Bourgogne en 1363.



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