Madeleine,
Je n’avais pas envisagé la chose sous cet angle, sans doute trop près du problème et manquant d’objectivité.
A travers les africains que je connais, ma seconde femme est africaine et infirmière, je sais que les maladies psychiques n’épargnent pas l’Afrique, à la différence que là bas, on laisse évoluer les personnes en crise sans vraiment s’en occuper. Ce qui est simplement différent, ni vraiment mieux, ni pire. La psychiatrie utilise surtout les médicaments qui sapent, avec effets secondaires.
Il existe un excellent film sorti dans les années 80 Mr jones avec Richard Gere et Lena Olin, excellent quand on connaît avec la part de drame et de comédie, la vie à cent à l’heure en décompensation maniaque, la fin du monde en phase dépressive et une vie imprévisible où vous pouvez apprendre que votre enfant vient d’avoir un accident de voiture, se retrouve au poste de police ou sur un toit d’immeuble pentu, en plein hiver au 6eme étage, bref
tout ce qui amuse dans un film américain mais qui ruine la santé de toute une famille. Les dépenses financières somptueuses. Le film dont je vous ai parlé contient tous les aspects avec en plus, ce qui est vrai, un charisme, un pouvoir de séduction est une intuition phénoménale qui confond même un banquier ou un policier. L’énergie développée en phase maniaque est considérable, la chute en dépression est proportionnelle. Un exemple célèbre :
Extraits d’entrevue de John Nash, prix Nobel d’économie en 1994.
Nash est schizophrène et malgré de nombreuses rechutes qui l’ont
invalidé sur deux décades, il a pu faire des découvertes importantes en
mathématiques et en économie.
Ses collègues le trouvaient
étrange, mais ils étaient forcés de reconnaître son génie. Sa femme est
toujours restée avec lui même s’il a eu une vie assez difficile.
Même quand il était « stabilisé », il avait toujours des hallucinations et des idées bizarres, mais il il a appris à vivre avec.
Deux maladies différentes avec des points communs.