
Jack London : Humanisme écologique pour un nouveau monde.
Le rebondissement créatif ignore, comme par enchantement,
l’implacable réalité du monde, et s’en abreuve. L’alchimie opère comme
le mouvement du flux et du reflux de la vague qui transforme ses
tourments en une écume joyeuse et paisible.
C’est le retour à l’état sauvage et le passage de relais à l’animal totem « L’appel de la forêt »
Au fond, tant mieux, en retour on publie « Croc-blanc, dans son
apparente simplicité, son roman est le plus abouti. C’est l’expérience
de Jack dans le grand Nord canadien, lors de la ruée vers l’or du
Klondike. Deux sociétés distinctes cohabitent : Les pionniers rustres et
brutaux voire cruels, des ingénieurs des mines éduqués. Ce magma
européen a déjà érigé sa ville. Dans un décor boueux, bruyant, insalubre
et inquiétant, la banque, le saloon, le bordel, les boutiques pour
trappeurs...une civilisation de la culture.
Plus loin, dans un lieu sauvage édénique, sur les berges d’un lac
tranquille, des indiens s’affairent, calmes et sereins, les enfants
jouent sur la plage avec des animaux. Le campement composé de huttes brunes en peau de
bison et adossé à une forêt enveloppante de conifères et d’érables.
« tout est charme et volupté » Les derniers moments de la civilisation naturelle amérindienne.