Jack London : Humanisme écologique pour un nouveau monde.
Je m’interroge sur l’enveloppe qui permit l’animation dans un espace
souvent traditionnel et convenu. Jack dut se réinventer, se recréer, se
métamorphoser jusqu’à l’épuisement...son imaginaire et la passion de
l’écriture firent jaillir l’image rebelle de la « liberté » sans doute
plus colossale et plus aérienne que celle de Bartoldi, qui se rigidifie,
avec son bras pesant et son flambeau d’airain, dans les frimas du port
de New-york.
Quand j’étais enfant, je m’interrogeais sur la vraie nature de cet
homme insaisissable et attachant. Plus tard, à l’âge des critiques
vaines, il m’apparut matérialiste, les pieds dans l’argile, mais la tête
dans la galaxie, un pugiliste-poète anglo-amérindien au métissage
culturel énigmatique et ambigu. Maintenant, à l’automne de ma vie, je
sais sa véritable essence.
Son univers amérindien est pur et féerique, son esprit suspendu
« entre chien et loup » s’est incarné dans son animal totem, il répond
au nom de « Croc blanc »