La monnaie est en premier lieu un outil pratique créé pour faciliter les échanges qui sinon en serait resté au stade du troc.
Elle peut être un objet accepté comme contrepartie de confiance par ceux qui échangent des biens ou des services, comme une pièce d’or, d’argent, de cuivre ou de papier comme les billets libellés en dollars ou en euro. Dans ce cas, elle est matérialisée par des gravures sur du métal ou des impressions sur du papier.
Elle peut être également créée du néant par un crédit, qui devient une dette puis retourner au néant lorsque la dette est remboursée à l’émetteur du crédit si elle l’est, sinon elle participe au gonflement de la masse monétaire en circulation.
La valeur d’une monnaie papier est basée sur la confiance, la conviction que vous pourrez échanger un billet contre un bien. Que personne n’accepte plus une monnaie et elle perd sa valeur.
Lorsque la masse monétaire en circulation est supérieure à la valeur des biens à échanger, l’équilibre se rétablit par la dévaluation et/ou l’inflation. Ces réajustements occasionnent des désordres, fragilisent les économies, minent la confiance et dépouillent les citoyens des fruits de leur travail.
Dévaluer sa monnaie pour devenir plus compétitif sur les marchés internationaux, c’est reconnaitre que son économie est inadaptée. Si l’on améliore pas le rapport qualité/prix des marchandises proposés sur les dits marchés, les dévaluations succéderons aux dévaluations, que l’on soit français, allemand ou javanais.
L’Euro empêche la dévaluation pour un pays, c’est une chance pour les pays les plus évolués, un désastre pour les plus sclérosés.
Si sortir de l’Euro permet de nous donner du temps pour nous améliorer, d’accord, mais si c’est pour permettre aux financiers de continuer à se goberger en laissant le peuple dans la misère, pas d’accord. L’histoire économique de la France montre que les soi-disant élites choisissent toujours la voie de la facilité, reportant leurs fautes sur des boucs émissaires et s’accrochant à la sauvegarde de leurs privilèges.
Le cas des US est à part dans la mesure où ils sont les détenteurs d’une monnaie rendue pratiquement obligatoire pour les échanges internationaux. Les US fabriquent de la monnaie intrinsèquement sans valeur, et l’échange contre des biens à ceux qui ont besoin de cette monnaie pour acquérir du pétrole ou des avions par exemple. Les US en use et en abuse parasitant ainsi tout le système, contaminant le monde par le virus de la financiarisation des marchés, créant des bulles financières à répétition et au final créant le désordre financier actuel.