La remise en cause de la monnaie
unique a récemment fait irruption dans la presse, notamment dans les
pages du Monde diplomatique et de Marianne. Il faut dire que le nombre
et la qualité des intellectuels qui prônent aujourd’hui la sortie de
l’euro (Jacques Sapir, Emmanuel Todd ou Frédéric Lordon) et la part
croissante des Français qui soutiennent
cette idée (environ un tiers) rend le sujet difficilement contournable.
L’union monétaire commence à être vue pour ce qu’elle est depuis le
départ : le moyen de retirer aux États un outil déterminant en matière
de politiques économiques pour prévenir toute opposition à
l’ultralibéralisme forcené de l’Union européenne.
.
Cette bonne nouvelle ne doit pas
faire oublier que sortir de l’euro est une condition nécessaire au
changement d’orientation politique, mais certainement pas suffisante.
L’autorité de
l’Union européenne
sur les États repose sur son ordre monétaire, mais aussi et surtout sur
son ordre juridique. En finir avec la monnaie unique sans rompre avec
le droit communautaire ne nous fera jamais sortir du libre échange, de
la libre concurrence et de la dérégulation.........
voir : SORTIR DE L’EURO NE FERA PAS TOUT