« …vous voulez
entretnir l’idée que l’homme ne sait vivre sans s’entretuer et sans se haïr. »
C’est pas une idée, c’est
comme une fatalité, une malédiction même, mais comme la nature a ses raisons, c’est
en vue d’une finalité positive : la survie du clan sur son territoire. Et,
dans cette optique, le groupe - tribu ou civilisation, le dimension ne joue pas de rôle - qui perd ses dimensions clanique et territoriale,
est voué à disparaître, submergé par un autre clan qui s’approprie le
territoire que l’absence de défense rend vacant.
« Je me permet de ne
pas avoir la même vision de l’humanité que la votre. je crois que l’homme
aspire à la paix et à la fraternité. c’est trop difficile à comprendre ? »
Ce n’est pas difficile à
comprendre, c’est impossible à croire au sens où vous l’entendez. Même au sein
du clan, il y a déjà des rivalités et de la compétition pour la « possession
des femelles » que je vois, pour ma part, à l’origine de bien des
ambitions. Dans la parade nuptiale de l’homme, le pouvoir et les objets
précieux sont des éléments de séduction considérables, donc leur possession donne lieu à des luttes permanentes.