Zweig, génial écrivain, qui devait faire voler en éclat nos valeurs « bourgeoises » est tombé de très haut. Il écrit, dans « le monde d’hier », lui européaniste convaincu, cette phrase étonnante, et comment ne s’aperçoit-il pas que justement, ces conflits sont la construction européenne.
« Né en 1881 dans un grand et puissant empire [...], il m’a fallu le
quitter comme un criminel. Mon œuvre littéraire, dans sa langue
originale, a été réduite en cendres. Étranger partout, l’Europe est
perdue pour moi... J’ai été le témoin de la plus effroyable défaite de
la raison [...]. Cette pestilence des pestilences, le nationalisme, a
empoisonné la fleur de notre culture européenne »
— Le monde d’hier, Stefan Zweig