Deux papes du XXè siècle canonisés, sans le respect des règles en
vigueurs : délai de latence non respecté pour l’un, un seul « miracle »
au lieu des deux exigés pour l’autre. Sans parler de deux autres procès
en cours.
Je ne cesserai jamais de me demander ce que les non-cathos peuvent en avoir à faire de la manière dont l’Église organise ses rituels et ses règlements. L’Église a toujours tous les torts : soit elle assouplit ses usages et les non-catholiques raillent cette entorse à une orthodoxie qu’ils ont soudainement envie de défendre, soit elle reste sur ses positions, et on fustige son « conservatisme ». La façon dont sont canonisés les saints ne regarde que les catholiques, puisqu’ils sont les seuls à croire à leur intercession, et il en est de même pour le mariage des prêtres, la position du Saint Père sur l’avortement et le préservatif, ou la communion pour les divorcés.