• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

César Castique 10 mai 2014 15:22
César Castique
« ...je ne pense pas que la haine de l’autre soit une opinion.
 »La haine, c’est un sentiment, une réaction épidermique, pas une opinion. « 

Tout le monde ne tombe plus dans le piège de ceux qui transforment en haine, ce qui est un simple sentiment d’exaspération : 75 % des Français osent désormais dire qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays, ce qui donnent à penser qu’ils sont désormais plus près de 80 que de 75. Ce ne sont pas des haineux. Ce sont des gens qui ne se voient plus chez eux, et qui en ont marre

Quand Georges Pompidou, président de la République, déclare à la télévision - en 1970, eh oui, ça ne date pas de Zemmour : » 
« Le problème, c’est que les Nord-Africains, et particulièrement, les Algériens sont concentrés dans quelques agglomérations, Marseille et sa banlieue, la banlieue lyonnaise, la banlieue et Paris. Il y a là des concentrations énormes. Dans telle localité de la banlieue lyonnaise, les étrangers de toute espèce sont en majorité. Il va de soi qu’à partir de ce moment là, lorsque deux communautés se trouvent vivre mélangées, avec des habitudes, des convictions, des modes de vie absolument différents, il se crée des conflits. Il est déjà très difficile de vivre en paix avec ses voisins. A plus forte raison lorsque ces voisins ont des habitudes absolument différentes des vôtres »., ce n’est pas un haineux

Quand une infirmière de Marseille - je ne donne pas son nom, parce que son témoignage a été supprimé sur You Tube, peut-être à sa demande, l’insécuriré étant ce qu’elle est - déclare, à la télévision également :

« On recherchait la tranquillité et on habitait dans une cité où au départ on était… en fait plusieurs Français et il y avait huit appartements, je me souviens, et il y avait une famille de Nord-Africains, bon, alors ça se passait à peu près bien parce qu’il y avait une seule famille. Peu à peu, certaines personnes ont déménagé, elles ont été remplacées par des familles de Nord-Africains, et quand on est arrivé à… disons à un pourcentage égal, c’est devenu véritablement impossible. Parce qu’ils avaient une manière de vivre qui était particulière, qui était à eux. Ils avaient des notions d’hygiène qui étaient totalement différentes des nôtres. Et bon, ben finalement, on a fui, on a fait comme tout le monde…

 « ...d’abord, ils sont très très nombreux à vivre dans les appartements. Il y a le père, la mère, les cousins, les cousines, les enfants, ils vivaient parfois à huit ou dix personnes dans un trois pièces, donc ça faisait beaucoup de personnes dans un même appartement, donc ça multipliait les gens qui vivaient dans l’immeuble. Ensuite, ils n’avaient pas la même manière de vivre que nous, dans la mesure où… Par exemple, pour les poubelles, ça ne les dérangeait pas de les jeter dans le couloir, alors qu’il y avait un vide-ordures. Ils faisaient du bruit, ils étaient bruyants, parce qu’ils écoutaient leur musique, les musiques de leur pays, moi, je dois dire que personnellement, c’est une musique qui m’agresse un peu les oreilles, je ne supporte pas tellement. Bon alors, dans la mesure où ils se sont retrouvés nombreux, ils se sont installés un petit peu comme ils vivaient chez eux et ils ne se sont pas du tout adaptés à notre manière de vivre… », ce n’est pas une haineuse, et le « tout le monde » qui a fui les nouvelles promiscuités n’est pas un haineux non plus.

Nous ne sommes pas dans le registre de la haine, Madame, mais dans celui du ras-le-bol. Et ce ras-le-bol, plus l’immigration devient visible, plus la délinquance d’importation croît*, et plus on traite les gens de xénophobes, de racistes et de haineux, plus l’irritation augmente contre tous ceux - Antillais compris, malheureusement - qui ont des « têtes d’ailleurs ».

* Zemmour, lors de « Ça se dispute » d’hier soir (i-télé), a commenté, sans remords, les accusations et les poursuites dont il fait l’objet et il a lu une liste des bandes « géographiques » - d’Europe de l’Est, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine - qui ont choisi la France, comme terrain de leurs exploits. C’est impressionnant.



Palmarès