D’une part vous avez tort, je pense, d’opposer république et démocratie. Elles ne se situent pas au même plan. C’est un moyen commode, ces temps-ci, de préserver la sacro-sainte démocratie que de dire que des éléments républicains l’ont avilie, mais c’est un réflexe que je n’adopte pas.
D’autre part, je n’ai jamais parlé de « rééduquer » qui que ce soit, seulement d’assumer que l’exercice effectif du pouvoir n’a strictement rien à voir avec le suffrage, que 65 millions d’âmes sur l’agora, c’est impossible, et que parmi elles, une quantité importante ne voient dans la politique qu’une corvée dont elles se passeraient volontiers.