Gaspard, il a du sens à mes yeux. Je n’emploierai toutefois pas ce mot, je parlerais alors plus volontiers du sentiment d’appartenance à l’humanité. Mais celui-ci ne peut être, à mes yeux, qu’engendré par l’instruction, celle qui nous fait sortir de nous-même, apprécier le génie d’où qu’il vienne et en redemander toujours davantage. Osons le gros mot : République des « âmes », tiens ! Celui que l’on ressent en écoutant Beethoven... pas Yannick Noah.
En tous les cas, je ne pense pas qu’un tel « mondialisme » soit envisageable dans la petite vie mesquine et étriquée de consommateur que nous vendent aussi bien l’Europe que les USA. Péguy disait : « Tout ce qui élève unit ». Voulons-nous l’union ? Eh bien il faudra se résoudre à l’excellence édifiante et abandonner en conséquence le relativisme des individualistes socialistes ou libéraux.
J’espère avoir correctement répondu à votre question, Gaspard.