Bonjour depuis Vientiane, Mr Fortin
Il est évident que le CPI est un organe politique. Le pire de ses défauts, c’est qu’il n’exerce sa compétence dite universelle qu’envers les perdants des guerres ou les dictateurs renversés. Imaginez que s’il permettait de poursuivre tout dirigeant ayant commis des massacres ethniques ou autres, ou simplement foulé aux pieds de manière constante les droits de l’homme, plus de la moitié des dirigeants universels seraient derrière les barreaux.
Pour revenir au cas qui nous sépare, Fidel Castro y serait un hôte de marque pour assassinat de Camillo Cienfuegos, Che Guevarra, le Général Ochoa, tous les dékégués syndicaux non communistes dès son arrivée au pouvoir, un nombre indéterminé d’opposants politiques, la mort à petit feu infligée aux Contras ayant tenté d’envahir l’île en 61, le nombre également indéterminé de balseros qui ont été pris sous le feu de ses garde-côtes avant de finir dans l’estomac des requins, les victimes type TienNamMen de la dernière révolte populaire en 1991 ( je suis arrivé à Cuba six mois plus tard, les murs du Malecon portaient encore les traces des tirs de mitrailleuse à hauteur d’homme )
Plus tout ce qu’on ne sait pas...
N’a-t-il pas dit un jour face à un journaliste étranger qui lui demandait pourquoi le peuple cubain en était réduit à voler tout ce qu’il trouve pour simplement subsister : je ne peux quand même pas TOUS les faire fusiller !
Ceci précisé, je suis entièrement d’accord avec le contenu et les conclusions de votre présent article. Le CPI, c’est du pipeau au service des puissants. Il suffit de consulter par qui et à raison de combien il est subventionné et il n’y a pas besoin de pousser les recherches plus loin.
A vous relire, mes salutations.