Réveil !!
Le conformisme, je l’entends comme « l’attitude passive de celui ou de celle qui règle ses idées, son comportement, sur ceux des personnes de son milieu. » Diriez-vous, très cher, qu’un esclave est « conformiste » ? Certainement pas, parce qu’il n’a pas le choix de l’être.
En démocratie - dans le démocratisme actuel notamment - sous couvert de
liberté individuelle, vaquant à leurs occupations personnelles et peu
portés à être attentifs aux autres (et ne songez même pas à les y
contraindre), les gens ont comme une pente naturelle à s’en remettre à
l’avis des plus nombreux, systématiquement pour la plupart. Autre
symptôme, que j’illustrerais par un exemple fameux (et vécu au
quotidien) : lorsqu’ils ont le choix entre un escalator et un escalier,
les gens
préfèreront en masse faire la queue pour « choisir » l’escalator, choix qui n’est en définitive que l’expression de la recherche du moindre effort,
non revendiquée bien entendue. Ceci est éminemment pervers car malgré
un esprit moutonnier qui ne se casse pas la tête à s’affirmer contre
vents et marées (au-delà bien sûr de cet exemple prosaïque), les uns et les autres demeurent persuadés qu’ils sont
« libres », « responsables », et que la social-démocratie est décidément la
panacée. C’est tout simplement génial : le mouton n’a plus besoin de
berger, pas parce qu’il est autonome, mais parce qu’il prend
plaisir à emprunter les chemins balisés.