J’ai également eu recours à un bornage à l’amiable.
J’avais une mauvaise clôture, haie de ronces plus ou moins hirsutes, qui me séparait de mon voisin.
Mes relations avec le voisin étaient (et sont toujours) excellentes.
Nous désirions, de part et d’autre, faire une clôture un peu plus esthétique, avec pour base un
muret, et un grillage supportant des plantes grimpantes fleuries, du
jasmin par exemple.
Pour ne pas léser qui que ce soit, nous avons fait appel à un géomètre-expert, qui nous a posé des bornes et fait un PV de bornage amiable. Nous avons ensuite fait la clôture à frais partagés et exactement sur la limite des propriétés.
Nous n’avons pas oublié d’y mettre un portillon, bien pratique pour aller boire l’apéro chez l’un ou l’autre. Comme quoi bornage ne signifie pas obligatoirement conflit. Simplement, s’il arrivait que mon voisin ou moi-même vende notre maison et que le nouvel acquéreur ne s’entende pas avec le voisinage, il suffirait de condamner le portillon et ce serait chacun chez soi.
Je crois que ce qui est, éventuellement, remis en cause par ce jugement, c’est le bornage amiable PRÉCÉDANT un bornage judiciaire, c’est-à-dire, généralement, en cas de conflit de voisinage.