Bonjour au « passant ».
Si, il y a toujours quelqu’un pour répondre à de telles remarques, tout à fait pertinentes !
Alors, concernant les entreprises qui ont besoin d’être soutenus, les solutions ne sont pas précises.
Je veux dire, que la relance et le soutien des PME, PMI et de toutes les entreprises en général ne marchera que dans un ensemble de mesures, dans un nouvel « état d’esprit » comme vous dites, etc.
Alors, oui, elles pourront avoir le droit de percevoir des subventions ou des allègements de charges (ce que vous préférez) pour être davantage compétitives.
A ce moment là, elles auront aussi le devoir de s’engager en termes d’emplois créés, de qualité de ces emplois et de pérennité de ces emplois. Si les entreprises perçoivent des fonds publics puis ensuite licencient ou délocalisent alors les aides publiques seront récupérables, elles rembourseront.
Mais pour encourager les entreprises qui investissent et qui innovent, Ségolène Royal souhaite moduler l’impôt sur les bénéfices des entreprises, pour distinguer celles qui vont de l’avant, celles qui créent des emplois et puis celles qui se contentent de distribuer des dividendes, et souvent au passage, d’annoncer des plans de licenciement pour faire monter le cours en bourse.
Il faudra distinguer les unes des autres.
Pour Mme Royal, la relance de la croissance suppose un changement radical de politique qui fasse de la justice sociale et de la qualification des salariés non pas l’ennemie mais au contraire le ressort de la performance, et qui fait du capital humain, non pas une variable d’ajustement mais au contraire la principale richesse à valoriser, et la condition de notre avantage concurrentiel le plus durable.
Il faut « lier solidement le plein emploi et le pouvoir d’achat, l’innovation et la création d’entreprises et l’esprit d’entreprendre, l’investissement dans la formation et la sécurisation des parcours professionnels, et le développement écologiquement responsable et donc économiquement et socialement fructueux ».
Mme Royal veut également plus taxer le capital que le travail.
Il faut un volontarisme industriel à l’échelle française comme européenne et un Etat garant d’un pacte social affermi et rénové.
Loin d’une bureaucratie centralisée, il faut faire confiance aux Régions et aux territoires pour mobiliser les chercheurs, les universitaires et les entreprises dans les pôles de performances.
Pour SR, la santé d’une économie dépend de la motivation de ceux qui travaillent et les entreprises compétitives, on le sait, sont celles qui respectent leurs salariés, qui les forment bien, qui les payent bien et qui mobilisent toutes les compétences.
SR veut développer les négociations et mettre en place un « pacte à trois », les entreprises citoyennes qui vont de l’avant, les salariés qui auront leur mot à dire et qui seront associés bien en amont pour pouvoir partager les objectifs de l’entreprise, et la puissance publique qui sera la garante de la justice de ce pacte.
Pour ensuite être plus précis sur les PME, parmi les politiques structurelles, celles qui visent à soutenir l’investissement et la recherche seront privilégiées. Par exemple, on pourrait (c’est une possibilité) mettre dans le domaine public tout ce qui est produit par les fonctionnaires (hors secret défense bien sûr), car cela serait un soutien très fort à l’innovation. Les États-Unis ont mis en place cette politique depuis un certain temps et cela a été bénéfique pour beaucoup de PME. Par exemple la mise à disposition de données topographiques et photographiques par l’USGS (l’équivalent de l’IGN) a permis la création de services de géolocalisation qui peinent à être mis en place en Europe.
Egalement, il est évident qu’il y a un vrai probleme du financement des PME en France. Si les banques et autres organismes financiers s’impliquaient plus dans le developement des PME, et partageaient les risques avec ces dernieres, elles hésiteraient moins a tenter des nouveaux marchés, et naturellement créeraient plus d’emplois. Il y a une insuffisance des ressources financières des PME pour financer leur croissance. Le faible recours à l’appel public à l’épargne renforce le pouvoir des banques, dont le métier est de limiter le risque (alors que l’entreprise est par nature une démarche risquée). Il suffit de voir les résultats des banques françaises et leur satisfaction exprimée quant à « la baisse du coût du risque » pour comprendre qu’elles ne peuvent être le seul interlocuteur des PME au moment de financer le haut de bilan.
Aussi, on pourrait peut-être remettre à plat les structures actuelles d’accompagnement des PME pour créer un réseau unique, associé aux CCI afin de profiter de leur maillage territorial. Il s’agirait de détecter les projets porteurs et de les soutenir financièrement (en associant les banques) ou par un accompagnement technique. Pourquoi ne pas mettre à contribution les grandes entreprises ? En les incitant à faire plus appel à des sous-traitants locaux, etc.
Certaines propositions ressortant des débats participatifs et intéressant Mme Royal, étaient aussi de créer une « structure financière (hors BDPME qui n’intervient que si une banque est prête a participer financièrement) du type business angels rattachée au ministère de l’économie pour apporter un soutien financier et une logistique aux jeunes entreprises qui n’ont pas le temps pour obtenir l’information indispensable au bon fonctionnement de leur entreprise ».
D’autres propositions des débats et intéressant la candidates suggéraient de stimuler l’esprit d’entreprendre en mettant en place des modules de formation à la création d’entreprise dès le lycée.
Mme Royal propose aussi de favoriser la réorientation écologique de la croissance : Une façon de créer des emplois en France est une politique gouvernementale visant à créer des emplois dans des domaines où la concurrence d’autres pays est impossible : le tourisme, l’agriculture bio de proximité, la distribution de produit bio, l’habitat qui respecte l’environnement (consommation zéro) etc.
Le développement du tissus des PME et TPE apparaît comme indispensable. Le niveau des charges apparaît parfois comme un frein majeur à leurs développements. Il faut donc jouer sur la fiscalité et la moduler selon les actions et embauches menées par les entreprises. Les grandes entreprises pourraient aussi être appelés à investir plus et à participer à l’aide aux PME/TPE, etc.
Merci pour votre commentaire constructif, sur le fond !
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