Salut à vous deux,
bon, messieurs, je trouve
qu’il est dommage de s’invectiver de la sorte ! Sur Internet, ça
ne sert à rien de montrer ses muscles. Il n’est bon d’invectiver que
quand on a l’autre en face de nous, lui laissant ainsi le choix de
régler les choses physiquement, sinon, restons courtois puisque ça
n’ira pas plus loin et que de toute façon, ça n’est pas bon pour le
débat d’idées.
Bon, ceci dit, Epicure,
je vois que l’article t’a énervé ! Je penche vraiment en faveur de
ce que te répond Baasiste2. Sur la caractérisation du fascisme, je
crois, comme Baasiste2 visiblement, que tu fais fausse route. Tu te
trompes parce que tu ne comprends pas le passé, tu en donnes la
version de propagande vendue par l’école et tu n’es pas sans
rappeler la façon dont BHL l’a caractérisé quand il s’est fait
connaître par son livre qui affirmait qu’Athènes était un régime
totalitaire. Le totalitarisme est moderne, il n’est rendu possible
que par les Lumières. Quand tu évoques la Modernité, j’ai
l’impression que tu as trop bien appris ta leçon, en quelque sorte.
Quand tu dis qu’elle est diversité, tu te trompes complètement,
c’est exactement l’inverse ! Le passé est diversité, la Modernité
est standardisation. Dans le totalitarisme, l’individu est annihilé.
Crois-tu vraiment, au delà de la soupe que nous sert la propagande
de l’industrie culturelle et de l’école, qu’il existe des individus
à notre époque ? Nous sommes tous standardisés, Baasiste2 à
raison !
Tu écris :
« Ce que l’auteur
ne comprend pas de la modernité, c’est qu’il est le champs
d’expression d’un grand nombre de pensées différentes,
concurrentes, antagonistes etc.... Qui représentent chacun des
visions du monde très différentes. Alors que dans la société
ancienne, il n’y avait qu’une seule vision du monde à l’œuvre. »
C’est justement un point
important de la démarche épistémologique de l’article :
montrer qu’au delà des courants de pensées modernes, il n’y a, en
réalité, qu’un seul paradigme, celui de la phénoménologie que je
décris. Là encore, Epicure, tu défends la version officielle du
passé, celle qui nous désespère en nous faisant croire que ça n’a
jamais été mieux que maintenant. Renseigne-toi sur le passé,
dépasse l’idéologie scolaire qui nous a vendu l’histoire des grands
hommes pour aller vers l’ethnologie par exemple et tu verras l’incroyable diversité du passé.
Tu écris :
« Effectivement le
monde paysan vivait dans la spontanéité, c’est pour ça qu’il
était incapable de changer le système d’oppression qui pesait sur
lui, incapable de penser une alternative. C’est pour ça que
les paysans n’ont connus que des révoltes, se révoltants contre
les effets des inégalités et oppression, mais incapable de penser
la révolte contre le système qui pesait sur eux. »
Tu te trompes
complètement sur leur capacité de révolte ! Eux connaissaient
un autre monde et étaient capable de violence physique ! Nous, nous passons notre temps à théoriser, à
chercher des alternatives, comme si cela était possible et au final,
ce qui nous attend, c’est un destin à la matrix. Il y a une phrase que j’aime bien et qui dit que pour qu’une révolution se fasse sans effusion de sang, il faut que les dominants soient persuadés que les dominés sont capable de violence. Allez pour terminer, voici
un autre article où j’explique, avec des potes, qu’une rébellion digne de ce nom ne
se réfléchit pas :
http://rebellyon.info/Retour-sur-la-revolte-de-banlieues.html