Quand j’étais très jeune, je croyais que péter, roter, jurer en
public était de la subversion, de la provocation. Cette subversion
facile du faible et de l’inculte, n’était, finalement, que de la
grossièreté et de la vulgarité. Subversif n’est nullement synonyme
de dégouttant.
Il y a toujours eu l’art officiel, celui qui est promu par le
pouvoir, et l’art subversif, celui qui est interdit par le pouvoir.
Depuis quelques dizaines d’année, on œuvre pour inverser le
sens des mots et des valeurs. Cet art pour les trous du cul entre
dans ce processus.
On nous le décrit comme provocateur, il n’est
pourtant que l’art promu par le pouvoir. Il n’a rien de subversif, il
est l’art officiel. Il n’est pas plus provoquant que les pets ou les
rots, il n’est que grossier et vulgaire.