La distance entre Marine Le Pen et le premier de ses poursuivants est considérable, puisqu’elle ne met pas moins de quarante points dans la vue à l’ancien président de la République et que ses autres concurrents sont irrémédiablement semés. Il y a là un premier fait politique nouveau, et d’autant que si la droite « de gouvernement » faisait son unité, comme en rêve et tente de le réaliser Nicolas Sarkozy, elle serait encore, toutes tendances réunies, reléguée à vingt-quatre points derrière la présidente du FN.