Ce n’est pas parce que les automobiles Renault sont montées sur des chaînes automatisées que l’exploitation du travail salarié disparaît : il ne s’agit là que de l’étape ultime d’un processus aux ramifications innombrables chez les sous-traitants qui travaillent eux-mêmes sur des produits qui leurs sont fabriqués depuis les matières premières.
La baisse tendancielle du taux de profit est une loi du capitalisme de libre concurrence, qui lui-même connaissait d’ailleurs un développement inégal suivant les branches d’industrie.
L’époque est depuis longtemps celle des monopoles : pour revenir à Renault la production automobile par exemple est le monopole de quelques firmes, dont le capital n’est plus seulement industriel mais financier et dont le champ d’action ne se limite pas à ce que nous, Français, avons directement sous les yeux. Pour vous faire rire au nez, allez donc dire en Inde comme en Chine ou ailleurs que les ouvriers disparaissent...