Le progrès technologique est un leurre.
Et le progrès de la conscience humaine est si lent que l’on devrait s’interroger sur sa réalité. Les premiers écrits relatant les résultats de la réflexion humaine sont souvent de meilleure tenue et plus argumentés que de nombreux textes « philosophiques » actuels. Il suffit de comparer les textes et arguments de Platon avec ceux de Bhl pour avoir une idée de ce que je veux dire.
Quel est la justification éthique du progrès technologique ? Si l’on compare ce que l’on connait de la vie pré néolithique à celle d’aujourd’hui, il n’apparaît pas que la vie des hommes soit actuellement plus intéressante et plus riche que celle de nos grands ancêtres.
A mon sens, la seule justification éthique du progrès est la dissémination de l’espèce humaine dans la galaxie. A défaut, son avenir est tout tracé, une régression cauchemardesque à plus ou moins long terme.
Ce que nous savons de l’univers et de la physique indique qu’il sera impossible à l’humain de sortir du système solaire avant qu’il est épuisé son environnement immédiat et donc bien avant de découvrir un moyen de le faire, s’il existe.
La seule réalité qui devrait intéressé l’homme est la richesse de ses relations sociales seules sources identifiées de vrai bonheur. Nous avions une planète faite à notre mesure, à la diversité biologique diversifiée, nous la saccageons. Les 3/4 des humains vivent dans des conditions misérables, le dernier quart, en jouisseurs tristes de plus en plus dépendants d’une technologie fragile.
L’homme étant ce qu’il est, un animal agressif, paranoïaque et cupide, la société évoluant comme elle évolue, le contrôle des 15 milliards d’humains prévus à l’horizon, imposera la prise de pouvoir par une dictature sans pitié.