On peut trouver plein d’autres exemples de signes (plus ou moins) cachés ou de messages (plus ou moins) subliminaux dans l’oeuvre d’Hergé.
Et c’est avec L’Etoile Mystérieuse qu’on atteint un des summum ; d’abord les cases disparues de la version en album :
Cliquez sur le lien ci-dessous et descendez jusqu’au strip h-19
http://www.bellier.org/etoile%20mysterieuse/vue1.htm
Dans la version du Soir et les premières éditions en album, le méchant de l’histoire était un puissant financier de New-York nommé Blumenstein au physique très caricatural (vous m’avez compris, j’espère) ; son bateau arborait le pavillon états-uniens.
A partir des réimpression de 1954, par une impulsion inconnue, le drapeau américain sera remplacé par un drapeau fictif, mais uniquement dans les cases où il était très visible ; il sera « oublié » dans les cases où il figurait en petite taille.
Hergé ne modifiera pas le physique du « méchant » mais changera son nom en Bohlwinkel, allusion phonétique à « Bollewinkel », « boutique de bonbons » en bruxellois, soi-disant sans se douter que Bohlwinkel est un patronyme israélite. Ben voyons ! Quelle mauvaise foi... Quelle hypocrisie...
Hergé était un type intelligent, très intelligent. Et détestable.
NB : ces modifications de 1954 ne peuvent avoir pour alibi l’exportation vers les USA ou la GB, les premières éditions américaines et anglaises ne datant que de la fin des années ’1950...