"Pour l’UPR, c’est clair, c’est la seule option possible, si on veut recouvrer souveraineté et démocratie de façon légale concrète et rapide."
Et là, c’est clairement faux puisque l’article 50 soumet la procédure pour quitter l’UE à une négociation pouvant s’étaler sur 2 ans. On peut dire ce qu’on veut, ce n’est ni concert ni surtout rapide.
En fait, le problème de l’UPR provient de la question posée, qui n’est pas la bonne. La question du comment de la sortie n’est pas tellement juridique mais relève du politique qui conditionne tout. Avant de débattre sur les modalités juridiques, il faut se donner les moyens politiques pour convaincre la population. L’UPR fait l’erreur de se concentrer sur les moyens en oubliant la fin.
Or l’acceptation du récit philanthropique de la construction européenne conditionne forcément le choix de ces options.
Non, ça n’est pas lié : on peut accepter le récit philanthropique de la construction européenne et penser qu’aujourd’hui l’UE est dans une impasse et choisir de la quitter, que ce soit par l’article 50 ou autre.
Si vous acceptez ce récit, même si vous y apportez des critiques, vous êtes bien un européiste, eurosceptique certes mais européiste.
Et non, ce n’est pas lié, même si bien sûr la plupart des eurosceptiques refusent le récit mythique de la construction européenne (ce qui est mon cas bien entendu).
En nous traitant de complotistes, révélés par nos lectures malsaines, en stigmatisant ceux qui disent non à l’UE
Je ne traite personne de complotiste, je qualifie certains « raisonnements » de François Asselineau et ses militants de complotistes.
Il y a bien sûr une connotation péjorative à ce terme, mais en soi, ce n’est pas une tare pour les partisans de la théorie du complot. Je ne stigmatise pas en soi les complotistes parce qu’ils sont complotistes, maisje condamne le fait qu’ils tiennent des raisonnements simplistes qui ne sont pas corroborés par la réalité.
en stigmatisant ceux qui disent non à l’UE parce qu’ils considèrent que dans son projet, c’est une agression contre la souveraineté de la France
Et c’est là où il y a un malentendu. Nous autres souverainistes, nous ne contestons pas le fait que la souveraineté d’une nation soit absolue en ce sens que nous pourrions faire n’importe quoi sans réfléchir aux conséquences sur les autres nations et leurs éventuelles réactions.
La participation à l’UE ou même la signature de tout contrat international emporte nécessairement un abandon de souveraineté (autrement il n’y aurait pas besoin d’accord). Le tout est de bien vérifier que cette atteinte soit proportionnée à son objectif, qu’elle soit réversible.
La souveraineté d’un Etat est nécessairement agressée, c’est tout à fait naturel et il ne faut pas nier ce fait.
C’est d’ailleurs toute l’ambiguité de François Asselineau, qui n’a jamais été clair quant à l’organisation qui succèderait à l’UE. Par exemple, souhaite-t-il que la France définisse une zone de libre-échange ou non ?
En vous faisant, malgré vous peut-être, le défenseur d’un système contre lequel vous souhaitez apparemment lutter, vous faites le grand écart entre deux aspirations contradictoires : souverainisme et fédéralisme.
Et là, vous êtes détestable parce que vous travestissez totalement, contre toute logique, le combat de DLR (devenue DLF). Rien, je dis bien absolument rien ne vous permet de dire que DLF manifesterait une quelconque appétence pour le fédéralisme.
DLF est souverainiste, incontestablement, et les remarques venant de l’UPR pour nous dénier ce terme sont vraiment blessantes.
Vous ne pourrez pas longtemps tourner autour du pot comme ça, votre contradiction vous reviendra forcément comme un boomerang. Rejeter ou non la construction européenne est concomitant du retour ou non au souverainisme plein et entier.
Encore une fois, il n’y a pas de contradictions dans notre discours, auquel tout un chacun est libre d’adhérer ou non, mais pas de dénier la cohérence.
Nous rejetons la construction européenne et souhaitons le retour de la souveraineté nationale, étant entendu que nous n’avons pas une vision étriquée de ce terme.
Si vous souhaitez me répondre, je vous remercie de le faire à mon adresse mail personnelle, la discussion n’intéressant à l’évidence plus que nous (arthur puis dlj (sans espace entre arthur et dlj) arobas entreprise dont Marisa Mayer est la PDG point suffixe universel).
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