Bonsoir BA,
ce qui est le plus terrible dans votre citation, c’est qu’il me rappelle que le seul homme politique qui a mené une politique d’envergure que l’on puisse qualifier « de gauche » est bel et bien De Gaulle.
Lorsqu’il décida d’en finir avec l’Algérie Française, ça c’était une véritable politique de Gauche, que même les socialistes d’alors n’avaient pas voulu faire.
Sur la Grèce, deux remarques.
Une que j’ai déjà faite : ce qui fout les jetons à l’Europe, ce n’est pas l’extrême droite qui maintenant gouverne dans une demi-douzaine de pays Européens. Lorsque ces mecs là arrivent au pouvoir, ils lèchent tous le cul à Bruxelles tout en tapant sur leurs « immigrés » pour le faire oublier. Ceux là, ils ne posent aucun problème à la commission. Par contre, lorsque c’est la Gauche - une qui ressemble enfin à quelque chose d’authentique - peut le faire, 3 semaines avant l’élection c’est déjà le souk t’as toutes les bourses du monde qui passent en mode panique, et les dirigeants Européens qui commencent à dire des conneries de ce calibre.
Et l’autre, sur l’avenir politique de Syriza : Si ils arrivent au pouvoir, ce sera pour mener une politique radicale, et il me semble impensable qu’ils prennent le risque de ne rien faire ou à la marge - car si ils sont élus, ce sera pour cela et pas pour autre chose, et en pleine connaissance du fait que on leur savonnera la planche. Dans ces condition, la jouer « Hollande » serait catastrophique, peut-être même risque d’amener le pays à la guerre civile.
Dans le cas plus probable ou effectivement Syriza mène une vraie politique de Gauche, je voit mal comment l’Allemagne pourra tolérer cela en Europe. Bref si elle ne pousse pas la Grèce vers la sortie, c’est l’Allemagne elle-même qui se barrera (en reprenant son Mark par exemple).
On peut d’ailleurs interpréter la réaction de Merkel comme une forme de lucidité : « la Zone Euro et la construction Européenne ne sont plus réparables en l’état, donc organisons-en son démantèlement de la manière la plus ordonnée possible ». Et les Allemands de laisser partir l’Europe du Sud (y compris la France), tout en conservant son empire recréé (principalement tous les ex pays du bloc soviétique, et les nordiques).