Vers 2000 avant JC, les Amorrites s’installent massivement jusqu’au cœur du pays de
Sumer, et plusieurs gouverneurs proclament leur indépendance dans un
contexte de famines.
Ce sont les Elamites, regroupés en un vaste
royaume, qui donnent le coup de grâce en 2004 av. J.-C., en s’emparant
de la ville d’Ur et en emmenant Ibbi-Sîn en exil.
Cet événement aura un impact psychologique considérable, et de
nombreuses lamentations sur la chute des anciennes cités seront rédigées
par la suite. En effet, cela marque la fin de l’ordre ancien : en terme
de peuplement d’abord, les années 2400 à 2000 voient survenir une lente
mutation qui amène à l’extinction complète des Sumériens. À partir de
- 2000, les Amorrites dominent politiquement, mais ils adoptent
rapidement l’akkadien, qui continue ainsi son essor et devient la langue
des échanges dans tout le Proche-Orient.
La fin de l’empire d’Ur et les famines associées poussent aussi à
l’émigration des peuples de Sumer : ainsi le mythe hébreu du voyage d’Abraham depuis Ur
jusqu’en Canaan trouve sans doute certaines racines à cette époque. Les juifs reprendront ces évènements comme ils ont repris les mythes de Noé à Gilgamesh, et plusieurs autres histoires de la mythologie sumérienne.