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Daniel Roux 13 janvier 2015 12:02
Daniel Roux

Bravo à l’auteur d’oser publier un article hors du tsunami intellectuel « Charlie ».

Le marketing, la promotion, tout cela ne remplace pas le bouche à oreille et un bon livre trouvera toujours ses lecteurs à condition, bien sûr, que quelqu’un le lise et en parle.

J’ai toujours beaucoup de mal à finir les livres écrits et publié en France par un auteur d’Afrique occidentale. Il y traîne ce je ne sais quoi de reproches, de honte d’être noir, ce regard ambigüe, mi haine, mi admiration, pour les blancs en général, qui renvoi au colonialisme bourgeois, à ses crimes. C’est cela qui me gène, cette transmission d’une culpabilité qui n’a pas lieu d’être, celle d’avoir été asservi et outragé par d’autres mais comme tant d’autres à travers les époques.

J’aimais bien, par contre, lire ses contes et ses sagas transmises par les griots, de génération en génération, dans lesquelles perçaient l’ironie de la vie, l’humanité universelle.

Ne croyez pas que ce commentaire soit un reproche fait aux intellectuels francophones africains. J’explique seulement mon ressenti de lecteur ordinaire qui me conduit à éviter ces auteurs. En tant que personne, et non plus lecteur, je comprends qu’il faille beaucoup de temps pour surmonter et évacuer ce traumatisme qu’a été et qu’est peut-être encore, le colonialisme et l’occupation économique.

Je ne doute pas qu’il existe, en Afrique occidentale notamment, des auteurs libres, originaux et intéressants, publiés et lus dans leur pays. 



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