• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Joss Doszen 13 janvier 2015 12:14
Joss Doszen

Je comprends vos « réticences », mais je pense vraiment qu’elles n’ont plus lieu d’être.

Nous avons une grosse littérature africaines et caribéennes tournées vers le souvenir de l’esclavage et des colonisations jusque dans les années 80, ce qui est plutôt normal vu les traumatismes.

Mais depuis, à la louche, les années 90, il y a une énorme richesse et un vrai éclectisme dans les sujets qu’abordent les auteurs des Afriques. Ils sont déjà plus contemporain car ils veulent parler plus à ceux d’aujourd’hui.
Personnellement, je ne pourrai jamais me targuer de « connaitre l’Afrique » mais le roman me permet de découvrir aussi bien l’Ouganda, la Namibie, La Sierra-Léone ; d’hier mais surtout d’aujourd’hui à travers les récits de vie.

Et puis, évidemment, « leS AfriqueS » englobent aujourd’hui les africains d’Europe qui, eux également, ont des histoires à raconter. Évidemment, des histoires de banlieues, de discriminations et d’immigration mais aussi des vies de combat pour la réussite et simplement l’amour smiley

D’un point de vue du style aussi beaucoup de choses ont changé par rapport à nos « anciens ». Quand beaucoup d’auteur francophones des années 60-80 se faisaient une religion de respecter les « codes » de la littérature dite « française » (à la Zemmour : « si on n’écrit pas comme Hugo, ce n’est pas de la littérature », pour caricaturer) , aujourd’hui ces codes là ont volé en éclat. Le français est une langue mondial et les auteurs se la sont appropriés. Les styles sont aujourd’hui vraiment différents. Certains livres ne sont « africains » que parce que écrits par des hommes noirs quand d’autres ont de très forts marqueurs culturels africains ou Caraïbéens.

Bref, vous l’avez compris, je prêche pour ma paroisse remplie de bénédiction smiley



Palmarès