"La violence systémique du monde est dû à la lutte
pour la propriété et seulement de la propriété dans le but de se donner les
moyens d’exploiter à son profit le temps de vie d’autrui"
>> Je pense qu’il est dangereux et simpliste de
réduire « la violence (systémique) du monde » à la "lutte pour la
propriété".
1) Il n’y avait pas de propriété chez les amérindiens
(puisque nomade) et pourtant il arrivait que ces tribus se fassent la guerre.
— > Il me paraît donc inadéquat de réduire la violence au seul phénomène de
propriété.
2) Selon moi, le phénomène de propriété est d’abord lié à
notre sédentarisation. Par exemple, prenons un agriculteur qui délimite son
champs pour revendiquer l’appartenance de la terre sur laquelle il travaille.
Dans le cas précité, la propriété n’a pas pour objet de se "donner les
moyens d’exploiter à son profit le temps de vie d’autrui" mais quasiment
l’inverse, à savoir se "donner les moyens qu’autrui n’exploite pas à son
profit le temps de vie dépenser à travailler"...
Selon moi, abolir la propriété individuelle (et donc la
propriété lucrative) relève d’un raisonnement aussi limité que celui qui
conduit à renoncer à la monnaie.
(Pardon pour le caractère un péremptoire de ma dernière phrase.)