En fait, pour la faire juste un peu moins courte, la monnaie commune se situe entre le système de l’European Currency Unit (avec le SME) et le système de l’euro tel qu’il a fonctionné de 1999 à 2002, avant la fin des monnaies scripturales nationales.
Ci-dessous un lien vers un article qui explicite bien la différence et que je reproduis (je ne sais pas pourquoi, mais les deux derniers paragraphes ne veulent pas se mettre en italique) :
http://www.marianne.net/La-monnaie-unique-est-deja-morte-Vive-la-monnaie-commune_a240720.html
Pratiquement, comment une monnaie commune fonctionne-t-elle ?
Nous
avons deux périodes encore récentes qui permettent de comprendre
comment fonctionnerait une monnaie commune. La première se situe entre
1999 et 2002. La zone euro bascule alors vers la monnaie unique qui
n’est qu’une monnaie bancaire. Les autres agents de la zone continuent
d’utiliser leur monnaie nationale, dont les parités sont fixées et qui
deviennent des subdivisions de l’euro. L’autre période est celle du SME,
le Système monétaire européen. L’ancêtre de l’euro, l’écu, joue alors
bien le rôle de référence pour les monnaies de la zone qui peuvent
s’ajuster, mais selon un corridor d’évolution trop étroit de 5%, ce qui a
entrainé sa défaillance…
L’euro, comme monnaie commune, conserverait
ses attributs pour le commerce international et les marchés financiers,
alors que les monnaies nationales resteraient des subdivisions
réservées aux échanges intérieurs comme en 1999-2002. Mais à la
différence avec cette période, les parités des subdivisions nationales
seraient ajustables en fonction des déséquilibres constatés, notamment
en termes de balance extérieure et de taux de chômage, dans le cadre
d’un SME protégé par l’euro de la spéculation internationale et doté
d’un corridor plus large que le précédent. Le statut international de
l’euro serait sauvegardé et la flexibilité monétaire permettant la
cohésion de la zone serait retrouvée.
Il est aussi possible d’avoir
une lecture moins simpliste des traités et de considérer que les
objectifs assignés à la BCE, l’inflation mais aussi secondairement,
l’équilibre de la balance extérieure, la stabilité des conditions
monétaires et, en dernier ressort, le plein emploi, s’appliquent non à
la moyenne de la zone — ce qui est la source de tous les problèmes —,
mais à chaque pays selon un corps de règles uniques. L’utilisation
d’instruments monétaires connus mais aujourd’hui délaissés, comme les
réserves obligatoires et les montants compensatoires monétaires
appliqués par pays, donnerait les moyens d’adapter les taux d’intérêts
et les taux de change au niveau de compétitivité de chacun.