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Alren 5 février 2015 18:14
Alren

Dans l’article cité en référence, je relève ce passage : « On ignore cependant s’il s’agit d’une véritable augmentation du volume des glaces ou si les chiffres précédents étaient sous-évalués faute d’instruments précis. Quoi qu’il en soit on n’observe pas de diminution de cette banquise. »

Donc déduire une absence de réchauffement climatique d’une augmentation d’épaisseur de la banquise antarctique est un peu aventureux.

Ce qui est avéré en réalité c’est la diminution progressive de la banquise arctique chaque été depuis que des satellites peuvent la photographier tout entière.

La géophysique est toujours complexe et des phénomènes peuvent avoir un faisceau de causes dont certaines sont ignorées et qui contribuent cependant à un résultat surprenant.

Ce qui est évident aussi c’est que la banquise antarctique ceinture un continent recouvert de plusieurs kilomètres d’épaisseur de glace, ce qui n’est pas le cas de la banquise arctique. 

Il est dit également dans l’article cité en référence que :

« L’épaisseur mesurée atteint « 1,4 et 5,5 mètres aux points les plus fins et jusqu’à plus de 16 mètres aux plus épais ».

Je n’ai pas de chiffres précis mais il me semble que la banquise arctique ne dépasse pas quelques mètres d’épaisseur et même souvent moins sinon les phoques ne pourrait pas la forer pour aller chasser sous elle.

Dans quelle proportion la banquise antarctique est-elle alimentée « discrètement » par les glaciers terrestres soit sous forme de « growlers », des blocs de glace de quelques tonnes ou dizaines de tonnes, soit par de l’eau douce de fusion circulant sous les glaciers terrestres frottant sur la roche, eau qui regèle d’autant plus facilement au contact de l’eau de mer sans se mélanger avec elle qu’elle ne contient pas de sel ?

Un « réchauffement » relatif de l’antarctique, tout en laissant la température au-dessous de 0°C aura sans doute pour effet d’augmenter les précipitations de neige. Ce qui augmente dans un premier temps l’épaisseur de la glace autant de l’inlandsis que de la banquise.

Un réchauffement de la zone de mer libre au-delà de la banquise pourrait avoir pour effet de renforcer les vents catabatiques descendant des montagnes intérieures du continent lesquels refroidiraient la banquise en la balayant plus souvent et plus violemment. 

Bref, le phénomène est forcément complexe et il faut se garder de conclusions hâtives.



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