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Renaud Bouchard 13 février 2015 08:36
Renaud Bouchard

@Tous. Merci pour vos observations.


Je reprends ici les propos de J. Latta lui-même, qui disent tout :

«  Nos spin doctors et leurs patients ne parviennent ici qu’à illustrer la vertigineuse fracture entre nos élites et les citoyens qu’elles s’avèrent ainsi – littéralement – incapables de représenter. Ils n’en ont même pas conscience, confinés dans un entre-soi sans ouverture vers l’extérieur (regardez l’image : portes fermées, pas de fenêtres, et l’impression que les personnages regardent moins l’objectif que leur propre image dans un miroir). »

« Reste à s’interroger, encore une fois, sur la participation d’un journal à cette mise en scène, sur l’intérêt qu’il trouve au sujet lui-même, sous l’emprise d’une fascination pour le personnel et les arcanes du pouvoir. Le journalisme politique fait le storytelling du storytelling, une mise en abîme qui parachève le rétrécissement de la politique en communication pour mieux la dépolitiser. Il ne reste qu’une sitcom à écrire : »Hollande, saison 2« , annonce la première page. Ils croient gouverner, ils ne jouent que la comédie du pouvoir. Mal, dans une langue disparue, au milieu d’un décor factice. Ils sont politiquement morts, mais ils ne le savent pas. »

Cette jeune équipe de blanc-becs illustre parfaitement l’état de décrépitude....de l’Etat, précisément, avec une caste de vieux, qui pense vieux, qui coopte ses membres, processus endogène et mortifère, très éloigné de la réalité d’un monde que ces tristes jeunes gens ne connaissent pas et dont ils n’ont strictement aucune idée et encore moins aucune pratique.

Une catastrophe qui sent le renfermé, le formol et la mort.Bienvenue au cimetière !



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