@Layly Victor
Vous oubliez :
1/ SIMI VALLEY en Californie en 1959 : explosion d’un réacteur expérimental au sodium liquide. Pas d’enceinte de confinement (la classe les ingénieurs), fusion partielle du cœur, lourde contamination alentour.
2/ KYCHTYM en URSS en 1957, explosion d’un stockage d’effluents liquides, plus grosse catastrophe après Fukushima (qu’on pourrait classer niveau 8) et Tchernobyl.
3/ On attend le futur Fukushima en France. Il suffira d’un séisme de 7 aux Açores pour balancer une vague de 10M sur les côtes françaises. En France aussi, comme les japonais, on a construit des réacteurs en façade océanique en oubliant les tsunamis monstrueux du passé fort bien documentés. La centrale du Blayais est la meilleurs candidate puisque en 1999, Juppé avait envisagé d’évacuer Bordeaux après le passage de la tempête. Le parc nucléaire ne survivra pas non plus à une CME solaire de type 1859 ou évènement Carrington, très bien documenté.
Forcément, devant tant d’incurie de la part des supers ingénieurs des Mines, la confiance est limitée. On a construit des centrales sans prendre en compte les principaux risques (mêmes rares) documentés liés à la géophysique et l’héliophysique.
LE NUCLEAIRE CIVIL NE MARCHE QU’EN L’ABSENCE DE CATASTROPHE MAJEURE. IL S’AGIT DONC D’UN PARI SUR LA CHANCE QU’IL NE SE PASSERA RIEN PENDANT L’EXPLOITATION DES CENTRALES.
Ah et dernier truc, en cas de conflit entre la France et un pays tiers, il suffira de nous balancer 2 ou 3 missiles sur des réacteurs judicieusement choisis pour nous liquider tous et rendre le pays inhabitable pour les 20 000 prochaines années.
AVOIR PRIS UN TEL PARI SUR L’AVENIR EST UN CRIME.
NB : je ne suis pas un écolo fasciste : je préfère bouffer du charbon, du pétrole, du gaz faute de mieux que cette merde de nucléaire. J’aime pas les éoliennes, ça me file des boutons, et le photovoltaïque la diarrhée.
En revanche, on pourrait à moindre coût :
Faire la paix dans toute l’Afrique et implanter des centrales solaires maousses, transporter le courant en continu à travers la Méditerranée et le repasser en alternatif sur le sol européen.
On pourrait assurer 100% de l’approvisionnement électrique de l’Afrique et de l’Europe. Cela permettrait un partenariat efficace avec l’Afrique et d’enfin assurer son décollage économique par une électrification massive.
De fait, le passage à la bagnole électrique se fera sans problème.
Mais on préfère faire la guerre pour l’uranium, dont chacun sait que cela sert d’abord aux bombes.
Ah oui, le nucléaire c’est aussi forcément la guerre aux pays miniers, une industrie de mort du début du cycle à la fin (pas de solution de stockage).
Bref, il n’y a aucun problème technique avec les technologies déjà opérationnelles pour balancer le nucléaire aux oubliettes en quelques années.