@Fifi Brind_acier
La rupture se fait en 1983,
quand après avoir fait semblant de faire une politique de gauche,
(retraite à 60 ans, hausse du S.M.I.C), François Mitterrand, au nom du «
réalisme de marché », accepte les « fourches caudines », de la «
libéralisation » et du « marché libre et non faussé », débouchant sur
les « privatisations de l’économie » et la libéralisation financière
mondialisée [2]. Le résultat de cette politique dénommée « désinflation
compétitive », fut le développement du chômage de masse, la précarité
comme norme d’emplois, et la pauvreté, comme gangrène de la société.
Dans ce cadre, les immigrés devinrent les ennemis, montrés en exergue
comme cause du chômage, car il est plus simple de dénoncer son voisin
(logique Pétainiste) que de dénoncer les banques et les marchés, dont
l’accès est plus complexe, pour ne pas dire en apparence, inaccessible.
Mitterrand,
sachant que les privatisations industrielles (débutés en 1985) allaient
créer du chômage de masse, de la précarité et de la pauvreté, monétaire
et sociale, alluma trois contre feux, un politique et deux « sociaux » :
- Le
Front-National dont le premier passage dans les médias date de l’heure
de vérité du 13 février 1984 et dont l’objectif était d’empêcher que les
colères sociales s’expriment dans le vote communiste.
- Les restaurants du cœur (1985), dont le seul objectif était d’accompagner la misère sociale engendrée par les privatisations, c’est-à-dire l’abandon au marché, de l’économie.
- La
création du R.M.I en 1988 par Michel ROCCARD dont l’objectif était
d’habituer le peuple à survivre par des subventions d’Etat, remplaçant
les salaires manquants du fait de la casse des industries consécutive
aux privatisations, conséquence de l’acceptation des oukases de la «
mondialisation libérale ».
voir : DERRIERE LE VOTE F.N, UN CRASH SOCIETAL