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Samson 15 avril 2015 16:41
Samson

" ... l’État se doit d’injecter des liquidités dans le circuit afin de redresser, par la distribution de revenus, un paquebot qui n’en finit plus de prendre l’eau. Une idée, vous l’aurez compris, farouchement honnie par tout « austérien » qui se respecte.« 

Vous omettez de signaler que l’austérité imposée aux gens et aux entreprises trouve pour large part son origine dans les sommes colossales »transférées« par la BC€ du porte-feuille des contribuables et états €uropéens pour être »investies« et distribuées à perte dans le renflouement du gouffre sans fond généré par les roulettes financières et bancaires.

La politique €uropéenne »austéritaire« participe activement au démembrement et au pillage néo-libéral du prétendu »état providence« , à la confiscation par des acteurs privés de toute aspect potentiellement rentable du secteur public : cette logique de communautarisation des pertes et de privatisation des bénéfices substitue à la logique d’un service public de qualité celle d’une rentabilité à court terme. L’affectation €uropéenne du »bien public« aux »saints« impératifs de rentabilité mène à terme à priver les états de tous leurs leviers et de leur capacité même à ’ »injecter des liquidités dans le circuit«  pour redresser le Titanic.

Au regard tant de la concentration sans précédent des capitaux actuellement atteinte au niveau mondial (voir le rapport et les chiffres publiés par Oxfam) que de la force de frappe technologique inégalée que leur confère notamment informatisation, automatisation et robotisation des tâches en matière de concurrence, je crains bien que - plus qu’une »crise €uropéenne« - on assiste bel et bien à la crise systémique et mondiale d’un capitalisme qui s’assied désormais allègrement sur l’existence des classes moyennes, les ressources humaines, le marché de l’emploi, et toute forme d’égard aux peuples qu’il asservit au vain et toujours plus inaccessible idéal de la consommation.

Mon espoir ne réside donc nullement en une »reprise« - fut-elle même keynésienne - de l’économie, mais dans une définitive mise à bas du Veau d’Or et autres très païennes idoles auxquels la marchandisation sacrifie quotidiennement notre environnement, la beauté de la vie, des êtres, des choses, et notre humanité.

 »Delenda Carthago !" smiley



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